Connaissez-vous l’hypnose ?
Serpent Kaa livre de la jungle
Il est souvent difficile de répondre à cette question. Les représentations de l’hypnose sont nombreuses et la manière de penser cette pratique, d’y donner sens est différente selon les individus. Toutefois, certaines idées ou images sont prépondérantes : l’hypnose est une sorte de sommeil, elle entraîne une perte de contrôle et une amnésie des évènements qui se sont produits lors de la séance, elle relève du mystère ou de la magie, elle est dangereuse pour certains ou inutile car ne fonctionne pas, pour d’autres. La peur d’être manipulé lors d’une séance d’hypnose est très présente. Ces notions sont liées principalement à l’image bien ancrée véhiculée par l’hypnose de spectacle ou de rue ainsi qu’aux représentations transmises par le cinéma, la littérature, les médias. (image livre de la jungle avec kaa et docteur Mabuse)
Toutefois, l’hypnose médicale est totalement différente de cette hypnose de cirque qui fascine et fait peur à la fois. Les objectifs sont opposés : il s’agit d’impressionner le public, de faire du spectacle pas toujours de manière bienveillante pour l’une et de soigner, soulager, traiter toujours en accord et à l’écoute du patient pour l’autre.
L’hypnose médicale est également différente d’autres formes d’hypnose telles que l’hypnose de régression, ou ésotérique, ou encore quantique, ou spirituelle… qui font appel à des techniques particulières qui accentuent encore l’image de mystère, de magie ou d’occulte qui entoure la pratique.
Alors, comment pouvons-nous définir cette pratique particulière et souvent méconnue qu’est l’hypnose médicale ?
Histoire de l’hypnose
Hypnose temple d’Esculape. Grèce
Afin de mieux comprendre ce qu’est l’hypnose, il est important d’évoquer son histoire et son évolution au fil du temps.
Il est classique de lire dans les ouvrages consacrés à cette pratique que l’hypnose est aussi vieille que l’humanité. Elle existe depuis les cultures ancestrales les plus primitives. Elle est associée aux cérémonies religieuses, à la transe, à la magie et à l’occulte.
Les premières traces écrites de pratiques qui s’apparentent à l’hypnose, remontent à plus de 6000 ans. Ainsi, un texte cunéiforme sumérien rapporte des récits de guérisons obtenues grâce à des états modifiés de conscience induits par la parole.
Une stèle égyptienne datant du règne de Ramsès II, il y a 3000 ans, décrit une séance d’hypnose.
Dans la Grèce antique, les patients se rendaient aux temples d’Esculape dédiés au dieu de la médecine Asklépios, afin d’obtenir la guérison grâce aux rêves.
L’origine étymologique du terme hypnose vient d’ailleurs de la mythologie grecque : Hypnos est le dieu du sommeil et le frère jumeau de Thanatos qui personnifie la mort. Il est aussi le père de Morphée : dieu des rêves.
L’étude scientifique de l’hypnose débute à la fin du XVIIIème siècle avec Franz Anton Mesmer, médecin viennois. Inspiré par les travaux de Paracelse, médecin et alchimiste suisse du XVIème siècle, Mesmer décrit le « magnétisme animal » : Le corps serait traversé par un fluide qui conditionne l’état de santé. Grâce à celui-ci et à des techniques de magnétisme, le thérapeute pourrait guérir les maladies. Mesmer employait un procédé qui s’apparente à un rituel hypnotique appelé « passes mesmériennes ». Lors de la mise en œuvre de cette pratique, Mesmer a d’abord utilisé des aimants placés sur différentes parties du corps, puis les a abandonnés au profit de l’imposition directe des mains. Au cours de ces séances, Mesmer manipulait aussi des sortes de baguettes en métal ou en verre et des objets préalablement magnétisés. Il a également créé un baquet dans lequel les patients s’immergeaient. Mesmer connait un succès grandissant et de nombreux patients le consultent.
Plus tard, en 1841, James Braid, chirurgien écossais apporte la première tentative d’explication au mesmérisme. Il invente le terme d’hypnotisme. Il emploie l’hypnose pour anesthésier ses patients lors d’interventions chirurgicales.
A la fin du XIXème siècle, le professeur Jean Martin Charcot utilise également l’hypnose à la Salpétrière pour traiter les patients hystériques.
Parallèlement, Freud se forme à l’hypnose mais l’abandonne au profit de la psychanalyse. L’hypnose clinique tombe ainsi un peu dans l’oubli.
Le XXème siècle voit la renaissance de l’hypnose en premier lieu avec Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain qui révolutionne la pratique. Pour Milton Erickson, le patient possède en lui les ressources nécessaires pour résoudre son problème. L’hypnose permet d’utiliser ces ressources non conscientes grâce à différentes techniques. Le thérapeute accompagne ainsi le patient dans son inconscient et l’aide à trouver lui-même la solution à son problème. Milton Erickson a publié de nombreux ouvrages. Ses travaux ont inspiré plusieurs approches thérapeutiques contemporaines dont l’hypnose ericksonienne, les thérapies brèves : Palo Alto, thérapie brève systémique, thérapie orientée sur les solutions par exemple, la programmation neuro linguistique…
De nombreux thérapeutes ont fait évoluer la pratique à la suite de Milton Erickson. On peut citer en France, Léon Chertok, psychiatre, Jean Godin, psychiatre et psychothérapeute, Jean Becchio, médecin, François Roustang, philosophe et ancien psychanalyste, Jean Marc Benhaiem, médecin…
Aujourd’hui, l’hypnose médicale est enseignée dans plusieurs facultés de médecine et de nombreux instituts. Plusieurs études qui s’appuient sur l’imagerie médicale et les neurosciences, ont permis d’explorer le phénomène. L’hypnose est utilisée dans les services hospitaliers pour soulager la douleur, en pédiatrie, dans les services d’urgence, lors d’interventions chirurgicales par les anesthésistes, par les dentistes …
Comment peut-on définir l’hypnose médicale ?
Il n’existe pas de définition consensuelle de l’hypnose mais plusieurs approches complémentaires qui tentent d’expliquer ce phénomène.
L’American Psychological Association (APA) définit l’hypnose comme : « Un état de fonctionnement psychologique qui induit une absorption de l’attention et une diminution de la conscience caractérisées par une plus grande capacité à répondre aux suggestions ». L’absorption est la tendance à être fixé sur différentes sortes de sensations, pensées et imagination.
On pourrait aussi parler de l’hypnose comme un mode de fonctionnement différent de la veille, du sommeil ou du rêve. Le terme en lui-même crée une confusion puisque l’hypnose n’est pas du sommeil mais un état particulier dans lequel on perçoit les choses autrement. La personne a l’apparence du dormeur mais elle se trouve en réalité dans un état de perception, d’attention et de concentration accrues focalisées sur ce qui se passe à l’intérieur.
C’est en fait, Pour Léon Chertok, un état naturel que l’on expérimente tous, plusieurs fois par jour, lorsqu’on conduit de manière automatique par exemple ou que l’on rêvasse en regardant par la fenêtre ou en contemplant un paysage. En hypnose, le patient se trouve effectivement, dans un état de conscience particulier qu’on appelle transe, c’est-à-dire un état de conscience modifié dans lequel les stimulations de l’extérieur semblent lointaines, ce qui permet une attention toute particulière à ce qui se passe à l’intérieur, à l’inconscient, ce réservoir de ressources comme l’appelait Erickson. L’idée est d’utiliser l’inconscient pour agir sur le conscient et transformer les réactions, les modifier.
Cet état d’hypnose induit un processus de dissociation entre la partie consciente du cerveau qui entend ce que dit le thérapeute et ce qui se passe autour et la partie inconsciente qui agit et répond aux suggestions. Le patient, en toute liberté, peut ainsi explorer et mobiliser ses ressources pour agir en fonction de son objectif.
La notion d’état de conscience modifié ne permet pas, toutefois, d’avoir une vision exhaustive du phénomène de l’hypnose. Pour François Roustang, ce concept d’état est trop figé. L’hypnose serait plutôt un processus dynamique. Jean Marc Benhaiem décrit également l’hypnose comme un processus qui passe par plusieurs étapes qui se succèdent de manière fluide.
L’hypnose est ainsi un phénomène complexe. Grâce à un processus initié par le thérapeute, l’hypnotiseur ou la personne elle-même dans le cas de l’autohypnose, l’individu peut atteindre un état de conscience particulier, évolutif tout au long de la séance, caractérisé par une focalisation de l’attention et une dissociation. Ce processus permet au patient de se connecter à ses ressources internes pour trouver une solution à ses problèmes.
Hypnose et neurosciences
La recherche scientifique et les neurosciences essaient elles aussi d’expliquer le processus de l’hypnose.
Plusieurs chercheurs ont utilisé l’électroencéphalogramme pour enregistrer les ondes cérébrales de sujets hypnotisés. Ces expériences ont permis de faire la distinction entre l’hypnose et le sommeil. Les tracés des sujets correspondent en effet à un état de veille.
D’autres scientifiques ont employé des techniques d’imagerie cérébrale : TEP (tomographie par émission de positons) et IRM fonctionnelle qui étudient les variations de débit sanguin cérébral. Il a ainsi été mis en évidence certaines zones du cerveau activées lors de l’hypnose. La localisation de ces zones est différente lors de la veille, d’une séance de relaxation ou d’une séance d’hypnose. En hypnose, les études rapportent une augmentation du débit sanguin en particulier du cortex occipital situé à l’arrière du cerveau qui correspond à la zone de la vision. Ces études d’imagerie fonctionnelle ont permis de démontrer que l’hypnose a un corrélat neurologique.
Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Le processus, lors d’une séance d’hypnose thérapeutique, comprend classiquement plusieurs étapes successives. La durée et le contenu de chacune sont variables selon la méthode utilisée, le patient et sa demande ou son objectif, le thérapeute… Par ailleurs, le patient peut lors de la séance, effectuer des allers-retours entre chaque étape.
Il est à noter que le thérapeute participe activement à ce processus non seulement par la parole qui guide le patient vers et dans la transe mais aussi par la respiration qui se synchronise petit à petit entre le patient et le thérapeute, par les gestes qu’il peut faire lors de la séance qui s’accordent également sur ceux du patient. Le thérapeute expérimente lui aussi un état de conscience modifié, différent toutefois de celui du patient car plus contrôlé, rythmé par sa propre voix, sa respiration, ses gestes.
Le point de départ du processus est la veille ordinaire qui est l’état de vigilance habituelle qui caractérise chacun de nous tous les jours.
La consultation débute ainsi par un dialogue entre le thérapeute et le patient qui permet de cerner le problème, les objectifs et les ressources dont dispose ce dernier. Cette première phase est aussi l’occasion d’expliquer ce qu’est l’hypnose et d’évoquer avec le patient comment il se la représente. A ce stade, le thérapeute va également demander à son patient si il est d’accord pour cette expérience. Ce consentement est important car tout soin doit être administré avec l’accord du patient. De plus, il a été mis en évidence une profondeur de transe plus importante si l’accord a été donné explicitement pour une séance d’hypnose. Le patient pourra, évidemment, à ce stade, poser toutes les questions qu’il souhaite. C’est lors de cette première phase que se met en place une relation de confiance et se crée l’alliance thérapeutique, fondamentale pour l’efficacité de la séance.
A l’issue de cette étape très importante, le thérapeute va permettre au patient d’accéder à l’état d’hypnose et induire la transe. Il va tout d’abord lui proposer de s’installer confortablement sur son siège. Le patient pourra garder les yeux ouverts ou les fermer directement ou progressivement si il le souhaite. Cette étape d’induction va amener le sujet à l’hypnose grâce à la fixation de l’attention. Elle peut être réalisée de différente façon en s’appuyant le plus souvent sur les canaux sensoriels. Par exemple : relaxation du corps, techniques respiratoires, fixation visuelle sur un point, focalisation sur les cinq sens… et de manière plus ou moins rapide. Il existe des techniques d’induction rapides quasi instantanées utilisées dans les situations d’urgence ou lors de soins hospitaliers par exemple. Cette induction est le premier pas vers l’hypnose. Elle est toujours une focalisation de l’attention.
Lorsque l’attention est focalisée et que le patient entre en hypnose, il paraît coupé du monde extérieur. Il expérimente alors la phase de dissociation : il est à la fois présent et absent, il est là et ailleurs, dans le présent et le souvenir, à la fois spectateur et acteur. L’environnement est lointain même si il continue à être perçu. L’attention est fixée sur le monde intérieur. La transe hypnotique s’installe. Le thérapeute va pouvoir guider son patient dans le travail thérapeutique. Il va ainsi faire des suggestions directes ou indirectes, employer des métaphores, agir sur l’imaginaire sans rien imposer simplement en accompagnant dans le respect de la personne. Durant cette phase de travail en hypnose, il est possible de communiquer avec le patient par l’intermédiaire de gestes décidés à l’avance par exemple : lever un doigt, bouger la tête, la main… ou même par la parole. Le patient pourra également décider de vivre l’expérience dans le silence si il le souhaite.
Cette phase plus ou moins longue se termine par le retour du patient dans « l’ici et maintenant », à l’état de veille ordinaire. Il reprend progressivement conscience de son environnement, se remet en mouvement, retrouve des sensations corporelles et sensorielles, s’étire, baille, ouvre les yeux. Il est nécessaire de prendre son temps lors de cette phase de retour au réel qui doit se faire au rythme du patient.
A ce stade, après le retour du patient à son état de vigilance habituelle, le thérapeute peut lui proposer de faire le point sur son expérience et son vécu durant la séance.
La séance pourra également être enregistrée afin que le patient puisse la refaire chez lui si il le désire. Le thérapeute peut aussi proposer des exercices ou des lectures ou encore l’apprentissage et la pratique de l’autohypnose. Rien ne sera imposé. C’est au patient de décider de la suite à donner.
Qu’en est-il de la résistance à l’hypnose ?
Certains patients peuvent manifester une résistance ou une difficulté à expérimenter l’hypnose. Il s’agit parfois de patients qui doutent de l’utilité de cette pratique ou qui manifestent de l’appréhension vis-à-vis de quelque chose qu’ils ne connaissent pas bien et qu’ils ne maîtrisent pas. D’autres patients pensent également ne pas être hypnotisables c’est-à-dire ne pas avoir la capacité à entrer en hypnose.
Il est classique de dire que tout le monde est hypnotisable à des degrés divers et de façon différente. Cette hypnosabilité dépend de l’individu, de ses résistances, de ses représentations, de son état émotionnel, du contexte de la séance, de son âge (le maximum d’hypnosabilité s’observe entre 8 et 12 ans)… L’habitude joue également un rôle important à ce niveau. Au fur et à mesure des séances, le patient aura de plus en plus de facilité à entrer en transe. La relation de confiance qui s’est établie avec le patient et l’alliance thérapeutique sont aussi des facteurs primordiaux.
Il existe des tests de suggestibilité qui permettent de mesurer la capacité à répondre à une suggestion. Grâce à ces tests, on peut classer les individus en 3 catégories : très suggestibles, moyennement suggestibles et peu suggestibles. 80% des personnes se situent dans la classe moyenne, 10% sont considérés comme très suggestibles et 10% peu suggestibles. La suggestibilité est stable dans le temps. Plusieurs études ont utilisé ces tests et échelles de suggestibilité pour mesurer l’hypnosabilité. Toutefois, ces deux notions sont différentes et l’hypnose n’est pas uniquement superposable à la suggestion. Ces tests sont souvent utilisés par les hypnotiseurs lors des spectacles. Ils le sont peu en hypnose thérapeutique.
Y-a t’il des contre indications à l’hypnose ?
En pratique, tous les patients peuvent bénéficier d’une séance d’hypnose. Toutefois, cette pratique peut être contre indiquée pour les patients qui présentent un état dissociatif en phase aigue que l’on rencontre dans les psychoses, les états délirants ou la schizophrénie.
Il est important de réaliser ces séances d’hypnose thérapeutique avec un praticien, professionnel de santé, expérimenté, qualifié et formé qui pourra ainsi détecter les contre indications éventuelles, orienter les patients, prescrire les traitements les plus adaptés à la pathologie et aux demandes.
Quelques exemples d’applications pratiques de l’hypnose
L’hypnose thérapeutique peut être utilisée dans différentes situations. Vous trouverez ci-dessous des exemples qui permettent d’intégrer cette pratique et l’associer à des consultations de nutrition et micronutrition par exemple.

Hypnose et surpoids
L’hypnose peut trouver sa place dans une consultation de nutrition et micronutrition. Elle constitue un complément associée aux prescriptions de modèles alimentaires favorables à la perte de poids, de mode de vie adapté et de compléments alimentaires.
L’hypnose est ici, principalement centrée sur la démarche de changement. Le patient utilise ses ressources internes pour modifier ses envies, initier une évolution vers un mode de vie plus favorable ou des habitudes alimentaires mieux adaptées. Elle agit en appui des recommandations nutritionnelles et micronutritionnelles. Elle est importante pour soutenir la motivation à toutes les étapes.
Une séance d’hypnose de courte durée est possible à la fin de la consultation de nutrition. Une séance plus longue pourra également être proposée lors de consultations dédiées. Elle peut avoir pour objectif l’apaisement, le retour au calme, la gestion du stress et de l’anxiété éventuelle avec une séance qui permet au patient de se retrouver dans un lieu où il se sent bien et en sécurité. Il est également possible grâce à l’hypnose, d’explorer, développer et retrouver la sensorialité, les sensations de faim et de satiété. Ou alors de travailler sur le système digestif, les douleurs abdominales, les troubles du transit. Ou encore d’essayer d’agir sur l’image de soi souvent dégradée chez les personnes en surpoids. On peut aussi avoir une action sur les compulsions et le grignotage.

Hypnose et tabac
L’hypnose est souvent utilisée pour aider à l’arrêt du tabac. Une seule séance peut être parfois efficace. Différentes techniques sont utilisées.
Il est important de noter toutefois que le sevrage tabagique nécessite un accompagnement complet sur le long terme afin de favoriser la réussite, optimiser la motivation, gérer les rechutes éventuelles ainsi que les effets associés tels que la prise de poids, l’anxiété…. L’hypnose peut faire partie de cet accompagnement avec la nutrition, la micronutrition, les substituts nicotiniques…

Hypnose et troubles du sommeil
De nombreux patients présentent des troubles du sommeil soit ponctuels, soit sous forme d’insomnies chroniques. Il peut s’agir de difficultés d’endormissement, de réveils nocturnes, de sommeil de mauvaise qualité non réparateur… Ces troubles sont responsables de fatigue dans la journée, de difficultés cognitives : troubles de l’attention, de la mémoire ou de la concentration… aggravés par la prise de certains traitements médicamenteux. Les troubles du sommeil ont également un impact métabolique sur la prise de poids, le diabète et un impact cardio vasculaire.
La gestion de ces troubles du sommeil et la récupération d’un sommeil de bonne qualité, en quantité suffisante et au bon rythme sont importants dans de nombreux problèmes de santé : maladies cardiovasculaires, troubles alimentaires, surpoids et obésité, maladies métaboliques, neurologiques…
L’hypnose peut aider à la prise en charge de ces insomnies. Elle peut être associée à des exercices de cohérence cardiaque pratiqués par le patient dans la journée ou le soir. Des séances d’autohypnose dans la journée ou le soir au coucher ou encore lors des réveils nocturnes, apportent également une aide appréciable.
L’hypnose peut être un complément dans la prise en charge de ces troubles du sommeil, associée à la nutrition et la micronutrition, l’aromathérapie et la phytothérapie, les techniques de gestion du stress : cohérence cardiaque, yoga, relaxation…

Autohypnose
L’autohypnose peut être enseignée par l’hypnothérapeute afin que le patient puisse pratiquer une séance lorsqu’il le souhaite ou qu’il en a besoin. Il pourra ainsi entrer volontairement en transe grâce à des techniques d’inductions apprises ou spontanément. Cela lui permettra d’être autonome dans la prise en charge de sa pathologie, surtout si elle est chronique.
Conclusion
L’hypnose est un processus qui peut être initié seul ou avec un thérapeute. Elle permet en particulier, de se connecter aux ressources internes présentes chez tous les individus. C’est un complément très intéressant des thérapeutiques classiques mais aussi de la nutrition et de la micronutrition. Cette pratique doit être mise en œuvre par un professionnel de santé compétent et formé. Dans ces conditions, elle peut apporter de réels bénéfices santé.
Bibliographie
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Société Française d’Hypnose (SFH) : Offre des ressources, des formations et des informations sur la pratique de l’hypnose en France.
