LE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES
Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins. Elles comprennent :
- Les maladies coronariennes : qui touchent les artères coronaires qui alimentent le cœur. On trouve parmi elles : l’angine de poitrine et l’infarctus.
- Les maladies vasculaires cérébrales dont les accidents vasculaires cérébraux : AVC.
- Les maladies des artères périphériques : au niveau des membres supérieurs et inférieurs.
- Les maladies qui affectent le muscle et les valves cardiaques ainsi que les malformations cardiaques congénitales.
- Les phlébites et embolies pulmonaires.
La cause principale de la plupart des maladies cardiovasculaires est l’athérosclérose. C’est une atteinte fréquente qui se développe avec l’âge, en association avec des facteurs de risque cardiovasculaires qui majorent cette atteinte.
L’athérosclérose est une altération de la paroi en particulier des grosses et moyennes artères qui associe un épaississement et une formation de plaques d’athérome essentiellement composées de lipides mais aussi de cellules inflammatoires, de cellules sanguines et d’autres éléments. Les plaques d’athérome sont souvent asymptomatiques. Lorsque la plaque d’athérome évolue, cet épaississement de la paroi interne de l’artère peut gêner la circulation sanguine et entraîner l’apparition de symptômes et de pathologies : angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie des membres inférieurs.
Les maladies cardiovasculaires et leurs complications sont la première cause de mortalité dans le monde. En France, elles sont la deuxième cause de décès après les cancers. Elles sont aussi une cause majeure de morbidité : maladie, hospitalisation, handicap.
De nombreux facteurs de risque ont été mis en évidence et contribuent à la survenue d’une maladie cardiovasculaire.
La prévention et la prise en charge précoce de ces facteurs de risque est primordiale. La nutrition et la micronutrition occupent une place prépondérante à ce niveau.
LES FACTEURS DE RISQUE CARDIOVASCULAIRES
Les facteurs de risque cardiovasculaires sont certains éléments cliniques ou biologiques, identifiés dans des études scientifiques qui sont associés à une probabilité plus importante de développer une maladie cardiovasculaire.
De nombreuses études et en particulier l’étude Interheart publiée en 2004, sur les facteurs de risque de l’infarctus du myocarde, ont permis de mettre en évidence un lien de causalité entre ces facteurs de risque et l’apparition de maladies cardiovasculaires.
Les facteurs de risque cardiovasculaires ne s’additionnent pas mais se potentialisent et s’aggravent les uns, les autres.
Plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires ont ainsi été retrouvés. Ils peuvent être classés en deux catégories : modifiables et non modifiables.
Facteurs de risque non modifiables : sur lesquels on ne peut pas agir

L'âge
L’athérosclérose et le risque de maladies cardiovasculaires augmentent avec l'âge.

Le sexe
Le risque de maladies cardiovasculaires est plus élevé pour les hommes jusqu’à environ 60 ans. Le risque augmente pour les femmes après la ménopause. Après 60 ans, les hommes et les femmes ont la même probabilité de développer une maladie cardiovasculaire.

L'hérédité
Le risque de développer une maladie cardiovasculaire augmente en cas d’antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire chez un parent proche : père, mère, frère, sœur, à un âge précoce.
Facteurs de risque modifiables : sur lesquels on peut pas agir

Le tabagisme :
Dans l’étude Interheart, le tabagisme est le deuxième facteur de risque d’infarctus du myocarde. Le tabac diminue le taux de HDL cholestérol, a une action sur la vasomotricité et les parois artérielles, augmente le taux d’oxyde de carbone dans le sang. Le tabagisme joue également un rôle majeur dans l’artériopathie des membres inférieurs et sur les risques d’AVC et d’anévrysme de l’aorte.

L'hypercholestérolémie
Il s’agit du premier facteur de risque d’infarctus du myocarde mis en évidence par l’étude interheart. L’élément déterminant dans cette étude, est l’élévation du taux de LDL cholestérol et en particulier des LDL petites et denses. Un niveau élevé de HDL cholestérol est par contre protecteur.

L'hypertension artérielle
Il s’agit d’un important facteur de risque cardiovasculaire. L’hypertension artérielle correspond à une augmentation de la pression du sang circulant sur la paroi des artères. Elle se définit par des chiffres tensionnels supérieurs ou égaux à 140/90 mmHg en consultation médicale et persistant dans le temps. Elle est longtemps silencieuse, avec peu ou pas de symptômes. L’âge est le principal facteur de risque d’hypertension : la paroi des artères devient, en effet, moins souple avec l’âge.

Le diabète
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par l’augmentation du taux de sucre dans le sang : la glycémie. Il existe deux types de diabète : type 1 (insulinodépendant) et type 2 (non insulinodépendant initialement). Le risque cardiovasculaire est majoré pour les deux types de diabète mais plus particulièrement pour le diabète de type 2 : 95% des personnes diabétiques.

Le surpoids et l'obésité
Le surpoids abdominal et l’obésité sont en lien avec le syndrome métabolique et l’insulinorésistance. L’obésité en particulier abdominale, favorise la survenue de maladies cardiovasculaires par son association aux autres facteurs de risques : hypertension, diabète, insulinorésistance, dyslipidémie

La sédentarité
Toute personne qui pratique moins de 30 minutes d’activité physique par jour est considérée comme sédentaire. Toutefois, la sédentarité doit être distinguée de l’inactivité physique. La sédentarité correspond au temps passé assis ou allongé durant le temps d’éveil. Ce temps doit être inférieur à 8 heures par jour. La sédentarité contribue à l’apparition et à l’aggravation de plusieurs facteurs de risque : hypertension, obésité, diabète, dyslipidémie. Elle augmente le risque de maladie cardiovasculaire.

Le stress
Le stress est un facteur majeur de risque cardiovasculaire. L’étude Interheart a analysé l’influence des facteurs psychosociaux sur le risque d’infarctus du myocarde. Elle a mis en évidence une augmentation de ce risque pour les quatre indices de stress : professionnel, domestique, financier et événements pénibles récents. Certaines études ont également montré l’influence plus délétère du stress pour le cœur et les artères des femmes.
Les facteurs protecteurs
L’étude Interheart a également mis en évidence 3 facteurs protecteurs de l’infarctus du myocarde : la consommation de fruits et légumes, l’activité physique et la consommation modérée d’alcool.
EVALUER LE RISQUE CARDIOVASCULAIRE
Il est possible d’évaluer le risque cardiovasculaire à partir des facteurs de risque.
Ainsi, le risque cardiovasculaire global se définit comme la probabilité de développer une maladie cardiovasculaire en fonction de l’ensemble des facteurs de risque d’un individu.
Le système SCORE permet d’évaluer le risque de mortalité cardiovasculaire à 10 ans en fonction du sexe, de l’âge, du tabagisme, de l’hypertension artérielle systolique et du taux de cholestérol total.
Il est possible de tester votre risque cardiovasculaire sur le site de la fédération française de cardiologie
PREVENTION DU RISQUE CARDIOVASCULAIRE
Agir en prévention sur les facteurs de risque cardiovasculaires est primordial pour éviter l’apparition ou l’aggravation de ces maladies.
Cette prévention peut être primaire afin de réduire le risque d’apparition d’une maladie cardiovasculaire en dépistant et contrôlant les facteurs de risque en amont, ou secondaire, après un accident cardiovasculaire, pour éviter les récidives et ralentir la progression des lésions.
Les recommandations sont de plusieurs types : l’arrêt du tabac, la gestion du stress, l’activité physique, le sommeil de qualité et une alimentation équilibrée. L’alimentation et la nutrition, sont en effet essentielles dans la prévention et la prise en charge des maladies cardiovasculaires.
Les recommandations : le mode de vie
L’arrêt du tabac est un élément important dans la prévention du risque cardiovasculaire. Arrêter le tabac peut être très difficile. Un accompagnement par un médecin ou un professionnel de santé est conseillé.
L’activité physique: Une activité physique modérée : 30 minutes par jour à la limite de l’essoufflement permet de diminuer l’insulinorésistance, prévenir et améliorer un syndrome métabolique et favoriser la perte de poids. Un accompagnement est également nécessaire lors de la reprise d’une activité physique même modérée.
Le sommeil de qualité: la durée optimale du sommeil est d’environ 8 heures. Un sommeil de mauvaise qualité ou une dette en sommeil sont liés à un risque augmenté de maladies ou d’accidents cardiovasculaires. Un sommeil de qualité et de durée suffisante est donc important pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
La gestion du stress est également importante dans la prise en charge et la prévention du risque cardiovasculaire. Un accompagnement est également nécessaire.
La lutte contre la sédentarité : Il s’agit également d’un élément important complémentaire de l’activité physique. Afin de limiter le temps passé assis principalement au travail devant un écran d’ordinateur, il est conseillé de faire une pause de quelques minutes toutes les heures ou toutes les deux heures pour marcher, s’étirer, prendre un café par exemple. Cette pause participe également à la gestion du stress au travail.
Les recommandations : équilibrer son alimentation
Il s’agit d’un élément primordial pour la prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires. Les recommandations d’alimentation santé s’appuient sur le modèle méditerranéen qui est le modèle alimentaire de référence pour la prévention et la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Ce modèle a fait l’objet de nombreuses études et est validé en nutrition santé. Lorsqu’il est mis en place en prévention primaire ou secondaire, il induit très rapidement, dans les deux premiers mois qui suivent son adoption, une réduction des risques cardiovasculaires. Plusieurs recommandations peuvent être faites pour la mise en place de cette alimentation santé optimale :
Une consommation abondante de végétaux sources de polyphénols, d’antioxydants, de micronutriments et de fibres avec en particulier :
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- Des fruits et légumes variés et colorés sources de fibres, vitamines, minéraux, polyphénols et en particulier de flavonoides dans les fruits rouges, agrumes, brocoli…
- Des produits céréaliers complets: pâtes, riz, pain complet…
- Des légumes secs et légumineuses sources de flavonoides et protéines végétales : pois chiches, lentilles, haricots, soja…
- Des noix et des graines riches en acide gras oméga 3, quotidiens.
- De l’ail, des oignons, des herbes aromatiques, divers aromates ainsi que des épices.
- Des aliments vedettes: thé, cacao et chocolat noir à plus de 70%, vin et jus de raisin : sources de polyphénols et de flavonoides.
De l’huile d’olive abondante pour la cuisson et l’assaisonnement. L’huile d’olive fait partie des recommandations du modèle méditerranéen. Toutefois, l’utilisation d’un mélange olive/colza ou de l’huile de colza seule permet d’optimiser l’apport en acides gras oméga 3 abondants dans l’huile de colza.
Des produits laitiers fermentés: yaourts ou fromage à partir de laits de chèvre ou de brebis qui font partie du modèle méditerranéen.
Peu de viande rouge. Consommation occasionnelle de volailles.
Des œufs issus de la filière oméga 3. Sources de protéines et d’acides gras oméga3. Des études ont montré en effet qu’il n’y a pas d’association entre la consommation d’œufs et les maladies cardiovasculaires sauf chez la personne diabétique. La consommation d’œufs peut être conseillée sous réserve que ces œufs soient issus de la filière oméga 3.
Des produits de la mer: petits poissons gras, crustacés. Sources d’acides gras oméga 3.
De l’alcool occasionnel, en petite quantité, au cours du repas : maximum 1 verre de vin par jour pour une femme et 2 verres de vin par jour pour un homme, sans dépasser 10 verres par semaine.
Certains types d’aliments devront être diminués ou supprimés
- Les graisses saturées doivent être diminuées : En particulier les viandes rouges et les charcuteries. Le beurre et les produits laitiers peuvent être consommés de manière raisonnable.
- Les graissses trans industrielles : retrouvées dans les produits ultra transformés doivent être éliminées au maximum.
- Le sel : Limiter sa consommation de sel : éviter les aliments riches en sel : charcuteries, fromages, soupes industrielles, plats industriels, saler après la cuisson, ne pas resaler les plats, privilégier les sels de cuisine pauvres en chlorure de sodium et riches en potassium, remplacer le sel par des épices et aromates qui sont des exhausteurs de goût .
- Les boissons sucrées, les sodas, les sucreries, les pâtisseries industrielles doivent également être supprimés au maximum.
- La consommation d’alcool doit également être limitée.
Enfin, la consommation d’aliments à index glycémique bas est conseillée en particulier en cas de surpoids, d’obésité ou d’hypercholestérolémie.
Les recommandations : les micronutriments
Plusieurs micronutriments sont importants afin de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires ou leur aggravation. La prise de compléments alimentaires est parfois nécessaire après un bilan biologique éventuel et avis d’un professionnel de santé, en complément d’une alimentation santé.
Les vitamines
- Les vitamines ayant une action antioxydante : vitamine C et vitamine E, apportées par l’alimentation principalement. On trouve la vitamine C dans les fruits et les légumes : poivron rouge, agrumes, framboise, kiwi, fraise, brocoli, tomates et dans les pommes de terre. La vitamine E est présente dans les oléagineux, la levure de bière, les céréales complètes, le foie, les œufs, les poissons gras, certains légumes verts : cresson, épinards, brocoli, chou de Bruxelles par exemple.
- La vitamine D : plusieurs études suggèrent un lien entre la vitamine D et les maladies cardiovasculaires. Le déficit en vitamine D est fréquent dans la population générale. Ce déficit peut être confirmé par un bilan biologique. Une supplémentation par des compléments alimentaires est recommandée après avis médical, en fonction du bilan biologique.
On trouve la vitamine D dans des aliments tels que le foie de morue, les produits animaux : poissons, œufs, beurre, produits laitiers. - La vitamine K : Il existe deux formes de vitamines K naturelles : la vitamine K1 que l’on retrouve dans les produits végétaux : légumes verts : choux, brocoli, laitues… les matières grasses : huiles végétales, margarines et la vitamine K2 que l’on retrouve dans les produits animaux : viande de volaille, foie, œufs et produits fermentés : tofu, tempeh… Cette vitamine K joue un rôle important au niveau cardiovasculaire. Elle intervient dans la calcification des artères. Une supplémentation en vitamine K naturelle peut être recommandée sur avis médical uniquement.
Les minéraux
- Le magnésium : Il agit en synergie avec la vitamine D. Le déficit en magnésium est également fréquent dans la population. L’apport alimentaire n’est pas suffisant en général. Des compléments alimentaires de magnésium sont souvent nécessaires sous forme de sels organiques : bisglycinate ou citrate de magnésium par exemple. Les aliments complets, les végétaux, les noix, les noisettes, le chocolat noir, les produits de la mer apportent du magnésium.
- Le sélénium : Participe à la protection contre le stress oxydant. Il pourrait avoir une action sur les maladies cardiovasculaires en association avec le coenzyme Q10. Il est recommandé de vérifier l’existence d’un éventuel déficit en sélénium par un bilan biologique avant la prise de compléments alimentaires contenant du sélénium. L’avis d’un professionnel de santé est nécessaire. Il existe en effet, une toxicité du sélénium à forte dose. On trouve du sélénium dans l’alimentation : Il est abondant dans les noix du Brésil. On le retrouve dans les poissons, les crustacés, la viande, les œufs.
- Le potassium : Peut être prescrit sous forme de complément alimentaire en particulier aux patients hypertendus, après avis médical pour faire le point sur les contre indications médicales. Le citrate de potassium est conseillé. On trouve le potassium dans les fruits et les légumes, les bananes, le café, le chocolat, les épices.
- Le calcium : Il doit être apporté par l’alimentation : produits laitiers, légumineuses, fruits à coque, légumes à feuilles : chou, blettes, épinards par exemple. Les eaux minérales riches en calcium peuvent être intéressantes.
Les autres micronutriments
- Le coenzyme Q10 : Il a une action antioxydante et est essentiel à la production d’énergie par les cellules. Certaines études montrent son effet bénéfique dans les maladies cardiovasculaires. Il est également proposé lors des traitements par statines prescrits en cas d’hypercholestérolémie. Il peut diminuer les douleurs et fatigues musculaires qui sont des effets secondaires de ces traitements. Le coenzyme Q10 est produit par l’organisme. Son apport alimentaire est faible. Des compléments alimentaires de coenzyme Q10 peuvent être proposés selon avis médical.
- Les polyphénols peuvent également être prescrits sous forme de compléments alimentaires. Par exemple : les extraits de curcuma ou de grenade.
- Les acides gras oméga 3 longues chaînes EPA et DHA sont essentiels en prévention secondaire pour les patients coronariens. Les compléments alimentaires peuvent être prescrits après avis médical.
La phytothérapie
- les extraits d’artichaut dans l’hypercholestérolémie.
- Les extraits ou les décoctions de feuilles d’olivier pour l’hypertension.
- Les extraits ou les tisanes d’aubépine en cas d’anxiété ou de stress avec des palpitations.
- Les plantes adaptogènes dans le stress : rhodiole, ginseng, ashwaganda, éleuthérocoqe par exemple.
CONCLUSION
La prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires passe par une approche globale incluant une alimentation saine et équilibrée, riche en nutriments et micronutriments essentiels associée à un mode de vie favorable : arrêt du tabac, activité physique, gestion du stress, sommeil de qualité. La supplémentation en micronutriments est également parfois nécessaire. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé pour adapter les conseils nutritionnels et de mode de vie à chacun, en tenant compte des besoins spécifiques et de l’état de santé.
POUR EN SAVOIR PLUS
Facteurs de risque cardiovasculaire et prévention. Société française de cardiologie.
Le risque cardiovasculaire et ses facteurs. Ameli : https://www.ameli.fr/alpes-maritimes/assure/sante/themes/risque-cardiovasculaire/definition-facteurs-favorisants
L’étude clinique du mois « Interheart » : La preuve par 9. Neuf facteurs de risque prédisent neuf infarctus du myocarde sur dix. Rev Med Liege 2004 : A.J. Scheen, H. Kulbertus.
Reduces cardiovascular mortality 10 years after supplemenentation with selenium and coenzyme Q10 for four years : Follow-up results of a prospective randomized double-blind placebo-controlled triad in elderly citizen. Plos one 2015. Urban Alehagen, Jan Aaseth, Peter Johansson.
Vitamine D et maladie cardiovasculaire : aspects épidémiologiques. Rev med.2012 : Murielle Bochud, Idris Guessous.
